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Les Français plébiscitent le “made in France” pour leur alimentation

Les Français sont très attachés à l’origine des produits alimentaires qu’ils mangent, révèle un sondage mené en septembre dernier par l’institut IFOP pour Open Agrifood.

file-Soucieux de la qualité de leur alimentation, 55% des Français se disent prêts à payer plus cher pour «garantir un revenu correct aux agriculteurs». Les consommateurs déplorent cependant la difficulté à identifier les produits d’origine française.
Soucieux de la qualité de leur alimentation, 55% des Français se disent prêts à payer plus cher pour «garantir un revenu correct aux agriculteurs». Les consommateurs déplorent cependant la difficulté à identifier les produits d’origine française.

Si un Français sur deux estime que l’origine du produit est un critère «important» ou «déterminant» lors de son acte d’achat (tous secteurs confondus), lorsque la question touche à l’alimentaire, 9 Français sur 10 affirment que l’origine française est importante, et 43% d’entre eux disent même que c’est un critère «très important». Une conception qui s’affirme avec l’âge: 34% des moins de 50 ans considèrent que manger français est «très important»; la part grimpe à 41% chez les 50-64 ans et à 50% chez les «65 ans et plus».

Une identification difficile

Soucieux de la qualité de leur alimentation, 55% des Français se disent prêts à payer plus cher pour «garantir un revenu correct aux agriculteurs». Les consommateurs déplorent cependant la difficulté à identifier les produits d’origine française. Ils sont 40% à estimer que l’origine France est difficile à distinguer sur les lieux de vente (grandes surfaces, commerces alimentaires), 79% dans la restauration collective et même 82% dans la restauration commerciale.

De tels résultats prouvent tout l’enjeu de l’information et de l’étiquetage. Selon Emmanuel Vasseneix, vice-président d’Open Agrifood, le consommateur est «acteur de sa façon de consommer». Ouvert à la technologie, il accepte les évolutions, «ce qu’il n’accepte pas, c’est le manque de transparence». Et de conclure que «les acteurs de la filière doivent s’adapter».

Le gaspillage varie avec l’âge

En matière de lutte contre le gaspillage, les comportements divergent selon les générations. 52% des consommateurs estiment que le premier réflexe à adapter, c’est «acheter ni plus ni moins» que les besoins. Les seniors voient dans l’achat «local et de saison» une bonne façon de lutter contre le gaspillage. Ils sont 26% à l’affirmer, alors que seuls 11% des moins de 50 ans y accordent de l’importance. Au contraire, si 16% des moins de 50 ans sont sensibles à la question du tri des déchets, les plus de 65% ne sont que 8% à considérer le tri comme un comportement anti-gaspillage important.

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