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Les fabrications d'aliments du bétail encore en baisse

Quelle que soit leur destination pour les volailles les porcs et les bovins, les fabrications d'aliments du bétail en France s'inscrivent en recul depuis quelques mois.

Coop de France Nutrition animale et le SNIA viennent de publier le résultat de leur enquête commune mensuelle sur les fabrications d'aliments composés, au 1er avril 2012. Le seul bilan de mars se révèle négatif par rapport à  mars2011, avec une production totale de 1,745 Mt soit -3,7%. Les aliments bovins ont poursuivi plus discrètement leur régression avec -1,4%, les aliments porcs ont accusé un sensible recul de 5,3% et les aliments pour volaille ont retrouvé une orientation négative importante, avec – 4,6%. Tous ces chiffres doivent être pondérés par le fait que mars dernier comptait un jour ouvré de moins que mars2011, ce qui ne change cependant pas fondamentalement la tendance. Le recul de la production d'aliments volaille est tout particulièrement notable car ce poste est le plus important du secteur de la nutrition animale. Il est dû surtout aux aliments pour poulets, -5,3% et aux spécialités pour pondeuses, un secteur qui a été très affecté par la mise en place du plan «bien être» pour les poules. Recul des incorporations de céréales Depuis le début de la campagne, juillet 2011, jusqu'en avril 2012, la production française d'aliments composés a atteint 15,182 Mt, soit un recul de 2,3%, renversant la tendance observée pour la période correspondante de la précédente campagne (+2%). Avec 3,2 Mt, les aliments pour bovins, accusent un recul de 4,7% et les fabrications d'aliments porcs reculent de 2,9%. Les aliments pour volaille ont représenté 6,34 Mt, soit une quasi-stabilité (-0,6%) malgré la diminution sensible des spécialités pondeuses, pour les raisons indiquées plus haut. La baisse du nombre de pondeuses s'est traduite par une importante diminution de la production d'oeufs que l'Institut technique de l'aviculture prévoit à  -15,9% pour la période de janvier à  début juin. Cette réduction de l'offre s'est traduite par une flambée des cours de l'oeuf. Les utilisations de céréales par les fabricants d'aliments composés ont suivi logiquement la courbe descendante du volume des fabrications. Au 1er avril dernier, les tonnages de céréales utilisées par les fabricants portaient sur 7,78 Mt, contre 7,98 Mt pour les neuf premiers mois de la dernière campagne, dont 3,78 Mt de blé contre 3,38 Mt au 1er avril 2011, le mais se maintenant pratiquement, 2,49 Mt contre 2,52 Mt, mais l'orge enregistrant une chute: 958.600 t contre 1,4 Mt pour les neuf premiers mois de 2010/2011. Chère, parce que rare cette campagne, l'orge a manqué de compétitivité par rapport aux deux autres grandes céréales fourragères.
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