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Le SIA, une vitrine de l’agriculture au cœur des négociations commerciales

Tous les ans, en février, pendant une dizaine de jours, le Salon international de l’agriculture (SIA) focalise l’attention et place l’agriculture française au cœur de l’actualité. Le thème de l’édition 2019, qui ouvre ses portes ce samedi 23 février jusqu

file-Du 23 février au 3 mars, le parc des expositions de la Porte de Versailles devient la plus grande ferme de France.
Du 23 février au 3 mars, le parc des expositions de la Porte de Versailles devient la plus grande ferme de France.

L’ambition de cette édition du Salon international de l'agriculture de Paris est de mettre en lumière les agriculteurs et de replacer la dimension humaine au cœur du dispositif. «Cette thématique permet de parler de ceux qui font l’agriculteur mais aussi d’aborder la dimension alimentaire en soulignant que consommatrices et consommateurs font partie des acteurs de l’agriculture», a expliqué Valérie Le Roy, directrice du SIA, à l’occasion d’une conférence de presse de présentation du salon de l’agriculture.

Avec plus de 650.000 visiteurs, le SIA est une formidable vitrine pour présenter la diversité, génétique et alimentaire, et la richesse de l’agriculture mais aussi pour faire passer des messages et débattre avec les citoyens. «Nous avons besoin de dire aux Français que nous souhaitons débattre avec eux, nous sommes prêts à les entendre mais les transitions ne peuvent se faire du jour au lendemain», indique Jean-Luc Poulain, président du salon de l’agriculture.

Un constat partagé par Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui placera sa présence au SIA sous le signe du dialogue, de la réconciliation, de la lutte contre l’agribashing et de la mise en avant d’initiatives positives.

Un lieu d’échange et d’évolution

«En 25 ans rien n’a changé et tout a changé», s’est félicité le ministre qui apprécie que le salon soit toujours le lieu où l’on débat et où l’on présente les évolutions de l’agriculture. Des initiatives et des évolutions que les agriculteurs sont ainsi prêts à suivre, mais pas à n’importe quel prix.

«Nous sommes partants pour faire des efforts, pour contractualiser, pour aller dans le sens des demandes sociétales à condition que les paiements arrivent à temps. Il est inacceptable qu’il y ait des retards de trois ans qui creusent des trous dans nos trésoreries. Il faut également que l’on nous rémunère au juste prix», a tout de même souligné le président du SIA. Le 28 février, alors que le salon battra son plein, les négociations commerciales annuelles prendront fin, «à ce moment-là nous saurons si la loi Egalim a porté ses fruits», prévient Jean-Luc Poulain.

Si l’optimisme du président du salon concernant les négociations commerciales est modéré, le ministre de l’Agriculture n’a pas caché le sien. «Nous changeons actuellement les choses. C’est la première fois qu’autant de contrats sont signés dès le 15 janvier, et les acteurs ne semblent pas trop mécontents», se réjouit Didier Guillaume. Il a tout de même prévenu qu’il n’hésiterait pas à lancer des grandes campagnes de communication pour dénoncer les pratiques non vertueuses.

Le ministre avertit également qu'il n'hésitera pas à faire appel au médiateur des relations commerciales afin d’accompagner les filières qui n’auront pas bouclé leurs contrats. «Il est hors de question que les négociations se passent comme l’année dernière et qu’elles se terminent le 28 à minuit, il y va de la survie d’exploitations, de filières et de l’agriculture en général», conclut Didier Guillaumes.

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