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Le Ceser Aquitaine publie son avis sur le Sdage Adour-Garonne

Appelée à être votée en fin d’année, la révision du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) du bassin Adour-Garonne poursuit son chemin. Soumis à une consultation publique jusqu’au 18 juin prochain (sur le site internet de l’agence de l’eau Adour-Garonne), le projet de révision vient d’être débattu par le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser).

file-Le Ceser d'Aquitaine exprime notamment son ouverture au principe de création de retenues, sous plusieurs conditions spécifiées dans son avis.
Le Ceser d'Aquitaine exprime notamment son ouverture au principe de création de retenues, sous plusieurs conditions spécifiées dans son avis.

L’examen du document a donné lieu à un échange nourri, vingt-cinq amendements ayant été examinés. Un chiffre qui traduit l’intérêt porté par l’assemblée aux enjeux de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et par un renforcement des pressions dues à l’accroissement démographique d’une part et d’autre part au développement des activités économiques essentielles pour la région.

Le Ceser partage les objectifs affichés dans le Sdage Adour-Garonne 2016-2021d’atteinte de bon état écologique, chimique et quantitatif, même si certains paraissent difficiles à réaliser. L’assemblée de la société civile a formulé plusieurs remarques relatives aux orientations de ce Sdage. Elle exprime notamment son ouverture au principe de création de retenues, sous plusieurs conditions spécifiées dans son avis. Le Ceser Aquitaine considère aussi que la réduction des pollutions diffuses, dont celles liées à l’agriculture, constitue un axe déterminant étant donné leur impact sur les milieux et les risques associés en matière d’alimentation en eau potable, notamment dans les zones prioritaires.

Des objectifs partagés

La baisse du volume d’investissement du programme de mesures (PDM) associé à ce Sdage (3,37 milliards d’euros, dont 30% apportés par l’Agence de l’Eau), comparé à celui du Sdage en cours (4,35 milliards d’euros), incite le Ceser à demander le maintien d’un niveau d’investissement à la hauteur des enjeux identifiés. L’assemblée socio-professionnelle est attachée au principe de pollueur-payeur et à une répartition équilibrée du coût des investissements entre les différentes catégories d’usagers.

Le Ceser Aquitaine réaffirme la nécessité d’une ressource en eau disponible et de qualité pour le maintien de toute forme de vie, pour l’équilibre des milieux naturels, pour les activités et pour la santé humaines. De ce fait, l’eau doit être considérée comme un patrimoine commun et d’intérêt général, tant du point de vue écologique qu’économique et social. C’est pourquoi elle ne peut être assimilée à une simple marchandise. La gestion de l’eau, «patrimoine commun», est un devoir collectif qui s’impose à chacun.
Dans la continuité du Sdage, le Ceser Aquitaine a également examiné la révision du plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) 2016-2021 du bassin Adour-Garonne. Le document emporte l’adhésion de l’assemblée qui a globalement souscrit aux principes et objectifs du PGRI Adour-Garonne lors de sa séance plénière.

 

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