Aller au contenu principal

L'avenir des coopératives vu par Henri Nallet

Crise économique, volatilité des matières premières, renforcement des attentes sociétales, réforme de la PAC le monde agricole traverse des instants incertains. C'est peu de le dire. Dans ce contexte, quels rôles peuvent jouer les coopératives agricoles et surtout quel est leur avenir ? Ces questions ont été évoquées par Henri Nallet lors de l'assemblée générale du groupe coopératif Maisadour.

file-Henri Nallet, deux fois ministre de l'agriculture dans les années quatre-vingt, demeure un observateur éclairé du monde agricole. © Le Sillon
Henri Nallet, deux fois ministre de l'agriculture dans les années quatre-vingt, demeure un observateur éclairé du monde agricole. © Le Sillon
À l'occasion de l'assemblée générale de Maisadour, le mardi 6 décembre 2011 à  Hagetmau (Lire également : Maisadour, un bond de 20% du chiffre d'affaires en 2011), les responsables du groupe coopératif landais avaient invité Henri Nallet, deux fois ministre de l'agriculture dans les années quatre-vingt. L'ancien dirigeant politique demeure un observateur éclairé du monde agricole, même s'il avoue que les temps ont bien changé. Si l'avenir immédiat apparaît obscur à  bien des égards, Henri Nallet pointe quelques certitudes qui prévaudront à  coup sûr dans les années à  venir. Tout d'abord, le défi alimentaire s'accélère et les agriculteurs vont devoir nourrir une population toujours plus grande. « Pour cela, nous aurons toujours besoin d'agricultures productives », en déduit l'ancien ministre. Pour lui, la recherche et la formation sont les recettes indispensables afin de résoudre l'équation. De nécessaires rapprochements Ensuite, les activités de production vont devoir répondre à  des exigences croissantes de la part des consommateurs, en terme de qualité, de sécurité mais aussi de coût. La volatilité des marchés est un autre facteur à  prendre en compte. « Ce phénomène est appelé à  durer », analyse-t-il. Dans la même logique, les agriculteurs vont devoir s'adapter à  un « bouleversement géographique » devenu inéluctable. Les coopératives, qui ont été à  la base de l'essor du système agricole français, devront évoluer dans ce contexte chamboulé. Selon Henri Nallet, elles disposent des armes nécessaires pour répondre à  ce challenge. Leur capacité d'innovation, leur gouvernance démocratique et leur ancrage local sont des atouts essentiels. Une analyse partagée par Michel Prugue, président du groupe Maisadour. Ce dernier énumère quelques éléments stratégiques qui doivent assurer la pérennité des systèmes coopératifs. « Il nous faut prendre conscience des questions que nous pose la société. Nous devons y répondre et expliquer notre métier et nos technologies », commente-t-il. Attaquer les marchés de croissance Seules des filières solides, dotées de tailles suffisantes, semblent en mesure de s'adapter aux marchés mondialisés. Ainsi, les coopératives françaises devront poursuivre leur modernisation, afin de maintenir leur compétitivité. Pour cela, elles devront aller chercher leur développement sur des marchés extérieurs, où se situe aujourd'hui la croissance économique. « Cela veut dire qu'il faut se donner les moyens de se déployer à  l'international », commente Michel Prugue. Pour le président de Maisadour, cette nécessité passe par un rapprochement entre les différents groupes et « la mise en place de synergies ». Elle justifie aussi la stratégie d'investissement menée par la coopérative, depuis plusieurs années, afin de développer ses outils. « Sans jamais perdre de vue notre mandat initial », conclut Michel Prugue. Fabien Brèthes
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

L'Agenda de votre semaine

Réunion d'informations, sortie culturelle, conférence débat, portes ouvertes : retrouvez tous les événements  organisés…

Un lieu fantastique qui vaut le Dé tour

Un bar à jeux, qui cache une salle immersive a ouvert au mois de novembre à Pau. Thibault Caseaux, propriétaire ludophile, a…

Marc Dupouy
DNC: les Pyrénées-Atlantiques passent en zone réglementée

Quelques heures avant qu’un foyer soit confirmé dans les Hautes-Pyrénées ce mercredi soir, la section bovine de la FDSEA 64 s’…

DNC : l’objectif de 80 % du cheptel landais vacciné d’ici la fin de l’année

Le préfet a confirmé le lancement de la campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dès cette fin…

Pour Bertrand, jeune négociant en bestiaux, « la responsabilité doit primer »

Dès le lendemain du déploiement de la zone de restriction, la SAS Domenges, basée à Baleix au nord-est des Pyrénées-…

Avant le lever du jour, Franklin Candelli prépare ses vaccins au coffre de sa voiture.
Dermatose nodulaire : la profession est sur le pont

Après l’annonce de la zone de restriction sur le bassin de l’Adour, profession agricole, vétérinaires et services de l’État…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon