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La Nouvelle-Aquitaine se positionne en pionnière du biocontrôle

Les partenaires institutionnels, la filière agricole, mais aussi la formation et la recherche, veulent accélérer le développement de solutions de biocontrôle en agriculture.

file-Les acteurs de la sphère agricole ont participé, vendredi 15 avril au conseil régional à Bordeaux, au lancement de la feuille de route dédiée au biocontrôle et aux biosolutions.
Les acteurs de la sphère agricole ont participé, vendredi 15 avril au conseil régional à Bordeaux, au lancement de la feuille de route dédiée au biocontrôle et aux biosolutions.

Tous les acteurs de la sphère agricole étaient réunis le vendredi 15 avril au siège du conseil régional à Bordeaux pour un événement bien particulier. Ils ont tous participé au lancement de la feuille de route dédiée au biocontrôle et aux biosolutions. «Nous sommes la seule région où l’État et le conseil régional osent lancer une démarche collective dans l’investissement vers ces domaines», précise Alain Rousset, président de Nouvelle-Aquitaine.

La liste des signataires de cette feuille de route pour la période 2022-2026 témoigne de son importance et de la force potentielle de ce collectif de travail : le conseil régional, la DRAAF, le pôle de compétitivité Agri Sud Ouest Innovation, la chambre régionale d’agriculture, l’école de Bordeaux Sciences Agro, le GIE Transition écologique en agriculture, la Coopération agricole, l’ACTA (réseau des instituts techniques agricoles), l’INRAe, et le Négoce agricole Centre Atlantique.

Si le conseil régional et la DRAAF sont les commanditaires de cette démarche, c’est bien Agri Sud Ouest Innovation qui sera la cheville ouvrière du projet, en tant que coordinateur. Logique, puisque le pôle de compétitivité pilote déjà le cluster Biocontrôle et biosolutions pour les filières végétales et animales depuis sa création en 2019. «On parle de l’expérimentation, du développement, et de la diffusion», avance Jean-Pierre Raynaud, vice-président du conseil régional en charge de l’agriculture.

Accélérer le mouvement

Premier axe de cette politique, «fédérer les acteurs du biocontrôle et des biosolutions en Nouvelle-Aquitaine». Il s’agit d’animer le réseau déjà en place à travers le cluster, d’assurer une veille technologique, de valoriser les démarches en cours. Mais il faut aussi créer de nouvelles initiatives, et favoriser leur développement, à travers le deuxième axe de la feuille de route qui entend accompagner la recherche et soutenir l’innovation.

Rassembler les bonnes idées, les recherches, encourager les synergies ne suffit pas. La feuille de route est complète, et s’attache aussi à «faciliter l’accès au marché» (axe 3) et «accélérer le déploiement des produits» (axe 4). L’accès au marché étant aujourd’hui le point faible de la démarche. «Alors que les ingénieurs, les agronomes mettent au point des solutions, il faut passer les barrières administratives», note Philippe de Guénin, directeur de la DRAAF.

«On a un plafond de verre à faire sauter, celui de l’ANSES. Il est impossible aujourd’hui, face aux enjeux environnementaux et climatiques et à ce que l’on nous demande, de voir des entreprises qui ont des solutions, qui les expérimentent en plein champ, mais qui s’entendent dire par l’Agence nationale de sécurité que leur dossier sera étudié en 2025 pour une homologation éventuelle en 2030», fustige Alain Rousset. Un discours qui sera apprécié des 25 industriels du biocontrôle en Nouvelle-Aquitaine membres du cluster.

Parmi eux, Immunrise Biocontrol, basé à Pessac (33) qui produit des micro-algues pour lutter notamment contre des maladies de la vigne dès janvier 2017. Quant à l’entreprise Cerience, dont un site se trouve à Cissé (86), elle avait présenté le Messager (produit de lutte contre le mildiou et l’oïdium de la vigne) lors des États généraux de l’innovation du salon de l’agriculture régionale de Bordeaux en 2017 également.

Sylvain Desgroppes

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