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Future PAC : après l’échec de la négociation, rendez-vous en juin

Après plus de trois jours de négociations, les institutions européennes ne sont pas parvenues à trouver un accord sur la future PAC. Le 28 mai, les négociateurs n’ont pu que constater leurs divergences et se sont donné rendez-vous pour une nouvelle session de pourparlers en juin.

file-Dialogue difficile entre le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, et Maria do Céu Antunes, ministre de l’Agriculture du Portugal qui préside actuellement le Conseil de l’Union. © Union européenne
Dialogue difficile entre le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, et Maria do Céu Antunes, ministre de l’Agriculture du Portugal qui préside actuellement le Conseil de l’Union. © Union européenne

Étant donné le faible engagement du commissaire à l’Agriculture et sa compréhension insuffisante des réalités de l’agriculture européenne, l’issue des négociations entre le Parlement européen, le Conseil des ministres européens et la Commission européenne, pour parvenir à un accord sur la future PAC, était tout à fait prévisible. C’est du moins le sentiment des organisations professionnelles agricoles européennes (COPA-Cogeca).

Dans l’entourage du ministre français de l’Agriculture, Julien Denormandie, on ne cachait pas sa déception. On en rend responsable le Parlement européen, qui visiblement ne souhaitait pas une conclusion des négociations. «Les points sur la table de négociation pour le Conseil européen ne l’étaient pas pour le Parlement européen». Une opinion partagée par l’ensemble des ministres qui ont déploré le raidissement du Parlement européen.

Toujours selon l’entourage du ministre français, la Commission n’a pas été très positive non plus et n’a pas cherché outre mesure à rapprocher les points de vue du Conseil des ministres et du Parlement européen pour parvenir à un accord. Au-delà du déroulement technique des discussions, il subsiste encore des divergences de fond entre les deux instances.

Si la présidence portugaise a réussi à recueillir l’unanimité de ses partenaires ministres autour d’elle, elle s’est heurtée à des fins de non-recevoir du Parlement européen. D’abord sur la dimension environnementale de la PAC. Le Parlement européen la veut beaucoup plus ambitieuse et veut aller plus loin que les différents ministres de l’Agriculture en la «corsetant par des textes» précis. Alors que les États membres demandent plus de souplesse dans sa mise en œuvre.

Autre sujet de crispation et non des moindres, la conditionnalité sociale. Le Parlement européen souhaite introduire des références au droit du travail dans la prochaine PAC. Ce que rejettent la plupart des États-membres.
Cette analyse n’est pas, bien entendu, partagée par le Parlement. «Il faut revoir le style de négociation», estime le président de sa commission agricole, Norbert Lins, en remettant en cause la façon dont se sont déroulées les discussions. Néanmoins, il a reconnu qu’il y avait une «fenêtre de tir en juin» pour parvenir à un accord avec le Conseil des ministres.

Quant à Éric Andrieu, député européen et l’un des négociateurs du Parlement, il reconnaît «que dans les faits, le Parlement européen est plus favorable au Pacte vert et aux stratégies Farm to Fork et Biodiversité, que le Conseil des ministres». Les négociateurs du Parlement européen sont néanmoins optimistes sur une issue favorable en juin.

 

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