Sécheresse
« En juillet, la montagne ressemblait à octobre »
Sur les hauteurs d’Estérençuby, Louis Biscaïchipy, éleveur de Manech tête rousse, a rapidement été confronté à la même problématique qu’en plaine : le manque d’herbe.
Sur les hauteurs d’Estérençuby, Louis Biscaïchipy, éleveur de Manech tête rousse, a rapidement été confronté à la même problématique qu’en plaine : le manque d’herbe.
Sur les hauteurs d’Estérençuby, la montagne a changé de visage. Sur la crête frontalière avec l’Espagne, où prennent leurs quartiers d’été les 250 Manech et les 17 Blondes d’Aquitaine de Louis Biscaïchipy, un vent sec et chaud venu du Sud a soufflé sans relâche. «Ça a été comme ça tout l’été, glisse l’éleveur basque au milieu de ses bêtes. Du coup, on est restés sans rosée pendant plusieurs semaines et ça, c’est mortel.» Cette montagne habituellement verdoyante a jauni précocement. «C’est simple, la montagne au mois de juillet ressemblait à celle qu’on voit en octobre d’habitude. C’était rouge», poursuit le chef d’exploitation qui compte un peu plus de 40 hectares de SAU, répartis entre Estérençuby et Lantabat et composés pour moitié de prairies et pour l’autre de landes.