Économie
Conflit au Moyen-Orient : la guerre embrase les coûts du carburant
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient affectent les exploitations agricoles du bassin de l’Adour. À la tête de Maison Coco-Picoty, distributeur de GNR, Emmanuel Coco a dû s’adapter pour répondre à ses clients.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient affectent les exploitations agricoles du bassin de l’Adour. À la tête de Maison Coco-Picoty, distributeur de GNR, Emmanuel Coco a dû s’adapter pour répondre à ses clients.
Le plein de GNR n’a jamais été aussi douloureux. «Pour 6.500 litres, j’ai payé 3.000 € de plus qu’en décembre», témoigne un jeune entrepreneur agriculteur béarnais. Le choc économique de la guerre déclenchée le 28 février dernier par les États-Unis et Israël contre l’Iran touche de plein fouet les exploitations agricoles, victimes collatérales du conflit.
Le point de crispation majeur se situe au niveau du détroit d’Ormuz, une artère vitale pour l’économie internationale où transite chaque année environ 20% du pétrole mondial. Si l’Asie en capte l’essentiel, toute perturbation dans la zone suffit à déséquilibrer les marchés. Résultat immédiat : le baril de Brent s’emballe et, en bout de chaîne, le GNR franchit dans certaines régions la barre des 1,60 €/litre.